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18 -December -2017 - 00:23

Scrutosophie

Le brouillard est lumière

Il inspire la crainte

La prudence le respect

Lorsqu’on le dévisage

Il semble se poser

En limite infinie

Il vous questionne

Sur ce qu’il cache

Dans son enveloppe

Et au-delà de l’espace investi

Nous savons qu’il est éphémère

Et pourtant

Tout comme la lumière elle même

Il a le pouvoir d’éclairer

D’interminables sensations d’impuissance

Que l’on aime braver

Le brouillard est la lumière

Éblouissent nos certitudes

Et notre suffisance

Ils nous invitent

À regarder en face

L’inconnu qui est en nous

                                                                                                Marseille 23/24 Octobre 1999

L'enfant et la mer

Viens

Disait la mer

Viens dans mes flots

Toi l’enfant

Viens

Vient n’aie pas peur

Viens me parler

Plus près

Je t’enroulerai

Dans mon manteau

Transparent

Je te garderai

Tu seras mon enfant

Je te réveillerai les Nymphes endormies

Et je t’apprendrai le chant du vieux marin

Je ferai pour toi des dentelles de pluie

Viens

Tu chevaucheras

Les vagues folles

Indomptées

Et en caressant

L’écume apprivoisée

Quand

Baillent les heures

Petit enfant

Fatigué

Flottant sur mon cœur

Moi je te bercerai

Tu t’endormiras quand chantera le vent

Je te borderai avec des algues d’or

Et tu vogueras comme des voiliers blancs

Dors…

Dors…

                                         Paris,hiver 1965

C'est un cri, c'est un chant

Ce cri,

Ce chant s’adresse

Aux peuples de la terre

A ceux qui ont connu la guerre

Et goûtent à la Paix retrouvée

A ceux qui ont connu la Paix

Et vivent, au présent, la guerre

Les enfants et les mères

Et les gens de tout bord

Prisonniers de leur sort

De nous tous

Ils espèrent...

Leurs vies sont des trésors

Sertis dans la misère

Dont l’aveugle colère

Fait un collier de mort.

Les petits pas

Les petits pas

De mon garçon

Qui va de la chambre

Au salon

Quelle chance d’avoir

Un couloir

Et de pouvoir

Entendre

Les petits pas…

Quelle chance d’avoir

Une chambre

Et de pouvoir

Entendre

Les petits pas…

Quelle chance d’avoir

Un salon

Et de pouvoir

Entendre

Les petits pas…

Quelle chance d’avoir

Un garçon

Pour faire vivre

Et vibrer

Le couloir

La chambre

Et le salon

Le Poete temeraire (Pedro Aledo)

Texte original espagnol et Musique : Pedro Aledo

 C’était une douce musique

Puisée dans les chemins

Butinée dans la pureté

Des fleurs de romarins

De lys et des ronces

Sertissant dans sa gorge

Les sons de la nature

Il allait dans les quartiers des villes

Avec sa trompette :

« Je suis venu vous parler d’amour ».

Téméraire, le poète …

 

C’était des larmes vivantes

Qu’il cherchait dans le voisinage

Lorsqu’il écoutait chanter les autres

Leurs propres peines

Butinant dans chaque cœur

Jusqu’aux racines de la tristesse

Sa voix devenait un alambic

Distillant un pur soulagement

Il allait…

 

Je sais que l’on ne peut parler d’amour

Comme l’on fait un discours

De campagne électorale

Cherchant des voix pour x y ou z.

Le vrai amour naît de l’âme humaine

Et sa force de vie

Est bien supérieure

A celle des armes les plus terribles

Il allait dans les quartiers de villes

Avec sa trompette

«  Je suis venu vous parler d’amour »

Téméraire, le poète...

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